La grande galerie de l'évolution

Photo: Cabillaud (pour le coup en voie d'extinction)
La grande galerie de l'évolution
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# Posté le vendredi 25 juillet 2008 11:07

La grande galerie de l'évolution

La grande galerie de l'évolution de Paris.

J
e met quelques photos de scimens marins disparus / en voie d'extinction ou non, ce sont tous de vrais animaux "empaillés" mis à part peut être les poissons du genre cabillaud/bar/sole parce que e vois mal comment ils auraient pu faire...lol.

A
llez je vous met le petit reportage photo.

Photo: petite roussette
La grande galerie de l'évolution
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# Posté le vendredi 25 juillet 2008 11:05

Article

À l'échelle de la Méditerranée, les données officielles de captures toutes espèces confondues ne peuvent être interprétées que comme des signaux d'alarme.

· 700 000 tonnes par
an dans les années 50 ;

· 2 000 000 tonnes par an durant l
a décennie 1980-90 ;

· 1 500 000 tonnes par an depuis 2000
.

On le voit, sur le plan quantitatif, le « rendement » de
la pêche Méditerranéenne a baissé de 25% en 10 ans et le fait qu'il stagne est un signe inquiétant : il signifie que l'on continue à extraire les mêmes tonnages sur des stocks globalement endommagés.

Sur le plan qualitatif, le bilan e
st également préoccupant : en dehors des espèces à cycle de vie court (sardines, anchois...) qui constituent des tonnages importants, certaines espèces sont plus que « mal en point ». On peut citer le thon rouge et le merlu comme emblématiques de ces stocks sur lesquels on puise depuis des décennies sans se poser trop de questions...

Les poissons pêch
és sont également de plus en plus petits et sur plusieurs zones, des espèces qui étaient jusque-là présentes en quantité importante sont désormais devenus rares .

Selon les es
timations récentes de agence des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), quelques-unes des pêcheries les plus importantes de la région, (thon rouge, colin, espadon, rouget et daurade) seraient menacées. D'après l'Agence Européenne de l'Environnement, plus de 65 % de l'ensemble des stocks méditerranéens se situent en dehors des limites biologiquement sûres, c'est à dire que l'exploitation a dépassé le seuil du renouvellement confortable de l'espèce (le « Taux de Rendement Maximal » ou encore « maximal sustainable yield » des halieutes).

En outre, l'absence de systè
mes efficaces de gestion des stocks ainsi que l'augmentation de la pression commerciale sur des ressources déjà déclinantes contribuent au développement la pêche illégale.

Les
grands prédateurs de haute mer comme le thon et l'espadon font l'objet de pêcheries partagées depuis des milliers d'années. En 1999, Greenpeace a publié un rapport qui révèlait que la quantité de thon rouge de la Méditerranée avait diminué de plus de 80 % au cours des 20 années précédentes.

D
epuis lors, la situation ne s'est pas améliorée avec notamment :

· La pêche pirate et la pêche non déclarée; plusieur
s dizaines de navires pêchent par exemple le thon rouge sans licence et les navires « officiels » se livrent à une sous-déclaration systématique de leurs captures;

· Les prises
de juvéniles (poissons trop jeunes pour s'être reproduits);

· Le phénomène récent des fermes d'élevage de thon qui,
au-delà des risques sanitaires qu'elles représentent (contamination par le poisson-fourrage), contribuent à l'épuisement des stocks :

· à la fois celui de thon rouge car elles
servent une demande insatiable (le marché japonais du sashimi)

· et celui des petits poissons pélagiques qui serven
t de pitence aux thons encagés (40 tonnes/jour environ pour une ferme moyenne).

Les tailles minimales de capture
Si l
es poissons sont prélevés trop tôt dans leur cycle de vie et avant qu'ils n'aient eu le temps de se reproduire, c'est toute la survie d'une espèce qui est remise en cause. La pêche intensive d'individus sous-taille entraîne donc une perte considérable de ressources halieutiques.

La surpêche a
conduit à la prise de poissons de taille de plus en plus réduite, souvent en dépit de la réglementation en vigueur. La protection des juvéniles est indispensable pour une gestion durable des pêcheries. Pourtant ces restrictions sont ouvertement bafouées, comme l'a montré l'enquête menée par Greenpeace sur le marché du poisson en Grèce.

À l'été 2005, G
reenpeace Grèce a lancé le projet « Size Matters ». Ces investigations ont permis de dénoncer la vente, dans les principaux sites de débarquement d'Athènes et de Thessalonique, de très grosses quantités de poissons sous-taille allant du maquereau à l'espadon et cela sans restrictions ni contrôles. Suite aux investigations de Greenpeace, le Ministère Grec du Développement de l'Agriculture s'est engagé à résoudre le problème de la surveillance des marchés grecs. Pourtant, en février 2006, Greenpeace Grèce a réalisé des compléments d'enquête dans les principaux marchés de poissons d'Athènes et du Pirée qui prouvent une nouvelle fois la présence et la vente en grandes quantités de poissons n'ayant pas atteint la taille minimale. À cause du manque de surveillance, les autorités n'ont absolument aucun moyen de connaître la quantité de juvéniles pêchés et n'ont donc pas les informations nécessaires permettant de développer un plan de gestion efficace pour protéger les ressources marines.

D'aut
res pays européens ont été épinglés. Le 12 juillet 2005, la Cour de Justice Européenne a dénoncé l'inertie de la France qui continue à commercialiser des poissons sous-taille et ne met en œuvre aucune mesure efficace pour conserver et gérer les ressources marines. Pour la première fois, la Cour Européenne a condamné un pays membre à payer une amende d'un montant de 20 millions d'euros (assortie d'une astreinte semestrielle de 58 millions d'euros) en raison de l'absence de mesures adéquates pour la protection des poissons juvéniles. Au même titre que les amendes infligées aux armateurs responsables de dégazages augmentent de manière spectaculaire, cette condamnation indique que les parties prenantes dans les questions halieutiques prennent peu à peu conscience du fait que plusieurs ressources ont atteint un point de non retour.

Fixer des tailles minimales de débarquement
pour les espèces de poissons est loin d'être suffisant pour protéger les populations de juvéniles des espèces méditerranéennes. Sans un arsenal efficace pour réaliser des inspections et faire appliquer la loi, les poissons sous-taille vont continuer à être pêchés et vendus à travers le bassin Méditerranéen.

Dans tous les cas, la Méditerranée a impérat
ivement besoin d'un plan de gestion audacieux qui ferait suite aux mesures de précaution et garantirait la protection de la biodiversité marine. Ce plan consisterait entre autres en la création d'un réseau de réserves marines dont le but serait de protéger les zones de fraie et les nurseries des espèces de poissons. La création d'un environnement sûr pour les poissons, pendant cette période de leur cycle de vie durant laquelle ils sont le plus vulnérables, permettrait d'assurer le renouvellement des populations en Méditerranée. Il s'agit d'une mesure absolument nécessaire pour revitaliser l'environnement marin.


Prises accessoires
On estime
que le « taux de rebut » (quantité de poisson rejetée directement à la mer) des pêcheries méditerranéennes varie entre 20 et 70 % des prises en fonction de la profondeur des eaux et de la saison. Ces poissons juvéniles ou ces espèces non ciblées, plus communément appelées prises accessoires, sont donc tués ou blessés inutilement, ce qui a un impact direct sur le maintien des fragiles écosystèmes du bassin méditerranéen.

Filets dérivants
Les filets dérivants, souvent
longs de 10 à 12 kilomètres, commettent de véritables ravages dont les principales victimes, bien au-delà des poissons sont les tortues de mer, les dauphins et les oiseaux. L'évolution de certains de ces stocks (tortues en particulier) suscite des inquiétudes plus que justifiées.

Depuis 2003,
de nombreuses réglementations ont été mises en place pour interdire l'usage des filets dérivants en Méditerranée comme ailleurs (à l'exception des pêcheurs de saumon de la Baltique qui bénéficient d'une dérogation jusqu'en 2008). Tandis que certaines flottilles de bateaux de pêche au filet dérivant ont été restructurées, d'autres se sont rapidement étendues comme celle de l'Italie (entre 90 et 100 navires), de la Turquie (entre 45 et 100 navires). En France, c'est la technique dite de la thonaille autrement appelée « courantille volante » qui pose problème : Pour contourner l'interdiction, les pêcheurs ont ajouté à leurs maillants dérivants une ancre, ce qui ne change rien à l'affaire... Leurs filets sont et restent au regard de la Loi des maillants dérivants.

Photo: Cimetière de baleines sur la plage de Plozéve
t

Attention quand même, greenpeace n'est pas neutre et comme je le disais avant on fait dire aux chiffres tout et leur contraire. Mais l'opposition ne peut être que saluer car utile.
Article
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# Posté le samedi 21 juin 2008 10:30

Greenpeace


"Half of the oxygen we breathe comes from our ocean,
Keep our oceans alive."


"La moitié de l'air que nous respirons provient de nos océans,
Gardons nos oans en vie."

V
ideo: Les respirations de la terre.
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# Posté le samedi 21 juin 2008 10:26

Formulaire de la commission européen sur la pêche en mer

La politique maritime européenne va s'appuyer sur 3 outils,
Le but étant de créer
une "échelle" commune permettant à chaque exploitant de la mer de mesurer son impact sur la mer, l'environnement.

1er outil: La surveillance des mers

Et là je p
ense que vous étes nombreux à vous interrésser à ça, il est vrai que ça alimente pas mal les forums cette affaire là.
=> augmenter la sé
curité de la mer (sécurité technique/naturel mais aussi piraterie, terrorisme, traffics illégaux et pour ceux qui habitent calais et les environs vous comprendrez très aisément: la lutte de l'immigration clandestine (Gibraltar...))

Pour assur
er cette sécurité: l'Europe préconise le rassemblement des forces d'interventions, comme les unités de contrôle des pêches (entre autres mais c'est ce qui nous interresse, nous pêcheurs amateurs)
Ca a déjà commencer a
vec la création notamment de l'ACCP (Agence communautaire de Contrôle des Pêches)

Le contrôle des mers sera
ient alors affranchi des limites Etatiques un pu à la manière des levées des obstacles douaniers laissant place à une gestion commune de la ressource et de l'environnement.
Est-ce que ça au
ra le même impact que la suppression des douanes? => faut voir.

Sinon ça à un gr
os avantage, tous les bateaux naviguants dans les eaux européennes seraient connus, localisés, et en cas de problème, les interventions de secours seraient à échelle européenne. Renforcement de la sécurité maritime donc.

(L'Uniformisation de
l'espace maritime semble être beau sur le papier espéront qu'il le soit autant en réalité, et n'occasionne pas de concurrence déloyale entre les Etats (entre les zones poissoneuses et les autres par exemple.))


2ème outil: La planification de l'espace maritime

Elle a p
our but de limiter les conflits inter-exploitants maritime.
Exemples: L'installa
tion d'éoliennes off shore dans des zones de pêches, l'installation de ferme aquacoles à proximité de plages touristique, ou encore l'expansion d'un port au détriment d'une zone écologique protégée.

Il y aurait donc
un zonage des côtes et favorisation de telle ou telle exploitation en fonction des données géologiques et scientifiques (n'oublions pas que le boulonnais par exemple et une zone de collision tectonique...L'installation d'une centrale est donc impossible par exemple)


me outil: Le réseau européen d'observation et de données du milieu marin

Ca a po
ur but l'élaboration de données européenne sur la santé de l'espace maritime afin d'orienter la politique maritime dans tel ou tel sens en fonction de l'état de de la mer.

Toutes les donné
es seront accessibles (sympa) et rassemblées! cela servira donc de base au developpement économique et à l'orientation de la politique commune. En gros si la mer n'est pas trop poubelle on peut continuer à tirer dessus... (vraiment pas convaincu par l'utilisation des données, les chiffres on leur fait dire tout et leur contraire...)


Voilà pour le m
agasine, qui se termine sur le fait que cette politique ne pourra être qu'effective qu'avec la participation des Etats membres et des parties concernés... une carte des fonds marins est également à l'étude... peut-être sera-t-elle mise sur le net? à surveiller.
Enfin je
termine quand même sur le fait que les échanges trans-Mer du Nord représentent environs 20% du trafic maritime mondial, et que ceux de la méditerranée représente 30% du trafic maritime soit plus de 50% du trafic catalysé par l'Union européenne, de quoi polluer, et menacer toute l'écologie à laquelle nous tenons, amoureux de la mer que nous sommes. Il est grand temps que les "creveaux" se bougent le popotin, est-ce que c'est en cours de changement... trop tôt pour le dire je pense.


Photo: La mer n'est pas u
ne poubelle à ciel ouvert!!
Formulaire de la commission européen sur la pêche en mer
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# Posté le samedi 21 juin 2008 08:22
Modifié le samedi 21 juin 2008 10:09